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CONSEIL PRESBYTÉRAL
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| 18-01-2010 (no 204) | 08-03-2010 (no 205) | 26-04-2010 (no 206) |
| 05-06-2010 (no 207) | Année 2009 | Année 2011 |
204e réunion du Conseil presbytéral
tenue à Rimouski le 18 janvier 2010,
de 9h30 à 16h00.
204-1. LE SÉISME DU 12 JANVIER EN HAÏTI
Selon les nouvelles des communautés religieuses présentes dans le diocèse, tous leurs membres en Haïti semblent saufs. Notre confrère, l'abbé Adrien Édouard, membre du CPR et originaire d'Haïti, a perdu des membres de sa famille dans ce désastre. Nous compatissons avec lui.
Les médias locaux ont accordé un intérêt remarquable à la diffusion des informations. Mgr Fournier a donné quelques entrevues, ce qui a permis de sensibiliser davantage la population à cette catastrophe. Une collecte a été faite, ou se fera, dans les églises paroissiales pour venir en aide aux Haïtiens. Les gens sont très généreux. L'argent recueilli sera versé à l'organisme de l'Église catholique canadienne Développement et Paix qui agit par l'entremise de Caritas Haïti.
204-2. RÔLE DU DÉLÉGUÉ PASTORAL EN PAROISSE
Cette question a été étudiée par l'abbé Guy Lagacé qui propose de bannir l'expression « délégué pastoral » qui est impropre, étant donné que cette personne n'est aucunement déléguée, et de lui préférer celle de « personne-relais » qui correspond davantage à ses fonctions.
La personne-relais n'est pas un chef de communauté, car cette tâche est celle du prêtre responsable la paroisse. Bien qu'elle doive exercer un certain leadership, la personne-relais a plutôt un rôle d'animation et, surtout, de lien entre la communauté locale et le pasteur ou l'équipe pastorale mandatée qui, eux, sont les véritables responsables de la communauté. Le rôle de la personne-relais est complètement différent de celui du laïc décrit au canon 517, § 2, lequel participe à l'exercice de la charge pastorale de la paroisse en vertu d'un mandat de l'évêque. La personne-relais n'est pas mandatée et n'a pas cette fonction; elle a une mission, mais non un pouvoir. Elle est plutôt désignée par le pasteur ou l'équipe pastorale après une phase de consultation du milieu et une étape de discernement. La personne-relais coordonne l'équipe locale formée des responsables de volets. Ses tâches et son statut sont précisés par le pasteur ou l'équipe pastorale en fonction des besoins du milieu.
La personne-relais doit aider sa communauté chrétienne locale à passer du stade d'une communauté qui se fait entretenir à celle d'une communauté agissante et en service dans son milieu. Il faut que les fidèles se prennent en main, car les prêtres ne peuvent plus tout faire.
204-3. RÉFLEXION SUR LA SPÉCIFICITÉ DU CPR VERSUS LE CDP
Le Conseil diocésain de pastorale (CDP) est principalement formé de laïcs dont la tâche est de donner à l'évêque l'image de ce qui se passe dans la vie du diocèse, de manière à ce que les orientations pastorales correspondent aux besoins. Il lit les signes des temps. Toutes les réunions du CDP doivent permettre à ses membres de s'exprimer sur la vie du diocèse et de ses communautés locales. Comme il est le reflet de ce qui se vit sur le terrain, à la base, il doit être composé de fidèles « connectés » au vécu.
Quant au Conseil presbytéral de Rimouski (CPR), composé uniquement de prêtres qui apportent leur soutien à l'évêque dans le gouvernement du diocèse, il reçoit les signaux envoyés par le CDP pour voir comment y répondre et organiser l'action pastorale en conséquence.
Les deux conseils sont aussi importants l'un que l'autre et ils traitent souvent des mêmes questions, mais sous des angles différents.
204-4. MARIAGES INVALIDES
Le 15 décembre 2009, le pape Benoît XVI a publié une lettre apostolique en forme de motu proprio intitulée « Omnium in mentem » apportant des variations au Code de Droit Canonique. Elle entrera en vigueur trois mois après sa publication (canon 8, §2), soit le 15 mars 2010. Elle apporte deux précisions relatives aux diacres et aux mariages « mixtes ».
Est désormais invalide le mariage des personnes qui ont quitté l'Église catholique puis qui ont contracté, par après, un mariage dans une autre confession religieuse sans avoir demandé une dispense de la forme canonique du mariage à l'Église catholique. C'est un retour à l'ancienne discipline d'avant le Code de 1983, lequel avait rendu ces mariages valides.
La notion d'acte formel pour abandonner l'Église a été retirée du code, car il n'y a pas de droit objectif à quitter l'Église : tout baptisé qui, au cours de sa vie, a été catholique, ne serait-ce que l'espace d'un instant soit par son baptême, soit par son adhésion à l'Église catholique, est lié jusqu'à sa mort par la forme canonique du mariage, même s'il apostasie sa foi.
Ce changement à la discipline du mariage pour les catholiques ayant abandonné l'Église est motivé par le fait qu'il est difficile d'évaluer l'authenticité et la véracité de « l'abandon formel de l'Église » dans le cas des personnes qui posent ce geste pour des raisons fiscales, par exemple pour ne pas payer d'impôt à des fins ecclésiastiques comme en Autriche ou en Allemagne, et parce que la validité des mariages hors de l'Église entraînait toute une série de complications dans les tribunaux ecclésiastiques devant les déclarer nuls.
Cette nouvelle discipline rend aussi plus facile le retour des baptisés qui désirent vivement contracter un nouveau mariage canonique après l'échec du précédent. Elle s'applique principalement dans le cas des personnes qui ont fait défection de l'Église catholique, qui se sont ensuite mariées hors de l'Église catholique, qui ont divorcé et qui reviennent au sein de l'Église catholique avec l'intention de se remarier à l'église.
En pratique, cela signifie que :
1. pour les catholiques qui se sont mariés hors de l'Église après avoir abandonné celle-ci, et avant la promulgation du Code de 1983, le 27 novembre 1983, le mariage est invalide s'il n'y a pas eu dispense de la forme canonique octroyée par l'Église catholique avant le mariage (c'est la discipline traditionnelle); si ce mariage se conclut par un divorce, ils peuvent donc librement se remarier à l'Église catholique après l'avoir réintégrée;
2. pour les catholiques qui se sont mariés hors de l'Église après avoir abandonné celle-ci, entre le 27 novembre 1983 et le 14 mars 2010, le mariage est valide; ils ne peuvent donc pas se remarier au sein de l'Église catholique sans que leur premier mariage ait été déclaré nul par un tribunal ecclésiastique catholique;
3. pour les catholiques qui vont se marier hors de l'Église, après avoir abandonné celle-ci, à partir du 15 mars 2010, le mariage est invalide s'il n'y a pas eu dispense de la forme canonique octroyée par l'Église catholique avant le mariage (retour à la discipline traditionnelle); si ce mariage se conclut par un divorce, ils pourraient donc se remarier librement à l'Église catholique après l'avoir réintégrée.
Il nous faut tenir compte de tout cela lorsque nous rencontrons un couple pour un mariage et que l'un des conjoints est un catholique qui a un jour abandonné l'Église, qui s'est marié hors de l'Église, qui a divorcé et qui veut maintenant revenir à l'Église catholique pour se remarier. En cas de doute, on consulte la chancellerie diocésaine.
Plus de détails : http://www.zenit.org/article-22981?l=frenchYves-Marie Mélançon, prêtre
secrétaire du CPR
19 janvier 2010

